Après un fantastique voyage en Chine au mois de mai, dont vous pouvez voir les productions sous « Yunnan 2026 » et « carnettistes », nous voici une fois de plus au Radjastan avec un groupe tout aussi impliqué. Un régal. 

J’ai souvent une grosse fringale de dessin en partant en voyage, mais là, je ne sais pas pourquoi, c’en était une maouss !

Le dessin, c’est une addiction. Nous sommes tous un peu dingos.

Je suis donc arrivé, comme à mon habitude, à l’aéroport trois heures avant les autres participantes. Et j’ai réalisé ce dessin, qui allait fortement marquer les carnets de ce voyages.

Une fois n’est pas coutume, jai employé un stylo feutre fin.

Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais j’ai souvent envie de m’amuser lors de ce préambule.
D’où la création, souvent, des dessins humoristiques.

Probablement pour vivre un ultime moment de vagabondage avant l’aventure, toujours recommencée, que consiste l’encadrement de carnettistes sur deux semaines, très souvent à un rythme soutenu et  intense.

J’adore, mais c’est un boulot. Toujours à disposition et passionné.

Aaah ce n’est pas de la « gnognote » nos carnets Sakadoh, que diable !

Mais attention ! Chacun à son rythme et avec le plaisir en première ligne. « Juré, craché, cochon qui s’en dédit! »

Je pense que tous nos participants et participantes pourraient vous le confirmer.

Nous arrivons souvent tard et c’est seulement le lendemain matin, un peu hagard, que je commence mon premier dessin, toujours devant l’hôtel, et quel que soit le spectacle qui s’offre a moi. j’ai des traditions !

Delhi.

Il pleuvait un peu. On fait avec ce que l’on a.

Feutre noir fin et crayon noir

Ce jour là, Delhi était en ébullition. Il y avaient de grosses manifestations en centre et il nous a été conseillé de nous en éloigner.

Nous-nous sommes donc repliés au musée d’anthropologie, qui est un lieu absolument délicieux et fascinant de beauté.

Pour un dessinateur, c’est un mine d’or et de regrets, car j’ai, comme toujours l’envie de tout croquer. Mais il faut choisiiiiiir et donc renoncer à presque tout !

Alors, comme je le connaissais déjà, je me suis permis l’incongruité de ne pas dépasser la première salle et d’y dessiner un long moment.

Ce premier dessin montre des figures religieuses ancestrales en bronze d’une finesse épatante, et l’autre Nandi, le taureau blanc accompagnant Shiva. De toute beauté !

Feutre noir fin

Enfant, j’ai été naïvement fasciné par les indiens. Plus tard, leur vraie histoire m’a été révélée. Choc ! Me trouver enfin sur leurs terres à été très émouvant. Je me suis posé de nuit pour pouvoir dessiner Monument Valley apparaissant au lever du soleil.

régions indiennes de l’ouest américain

Un vrai vertige m’a pris à l’approche de Grand Canyon. Dessiner un dix millième du spectacle, m’a paru envisageable. Grosse erreur, mais bon …

Nous avons passé une nuit dans ce campement, moment hors du temps.

Le paysage était gracieux.

J’avais environ un quart d’heure pour réaliser chaque dessin. D’où une approximation acceptée.

Certains lieux étaient tellement massifs. J’ai adoré essayer de rendre cette puissance géologique.

En voiture aussi, pourquoi pas.

Le périple a pris fin à Las Vegas. Plus de pages à disposition. Mon carnet était fini.

J’ai une immense gratitude à mon fils Louis et sa femme Charlotte, qui ont tout organisé dans les moindres détails, et qui ont fait de ce voyage un monument dans ma vie !

Venise

J’ai maintenant adopté cette technique que j’utilise très régulièrement dans l’ensemble de mes carnets, continuant à explorer ce passionnant clair-obscur.